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Technologie automobile : les projets de la Commission européenne pour 2017

Rédigé par Mylene Rieu | 12 janvier 2017 10:00:00 Z

Les solutions télématiques sont déjà largement utilisées pour réduire les coûts d’exploitation des flottes automobiles et également pour rendre l’utilisation de leurs véhicules plus sûre (notamment grâce au suivi du comportement des conducteurs au volant de ces derniers).

La Commission européenne veut désormais aller plus loin : elle a annoncé fin 2016 qu’elle envisageait de rendre obligatoires certaines options dans les véhicules pour améliorer la sécurité routière sur le territoire.

D'après les données de la Commission européenne, près de 26 000 personnes meurent sur les routes de l'Union européenne chaque année et près de 135 000 personnes voient leur vie bouleversée par les blessures occasionnées. Au cours des vingt dernières années, des efforts ont été fait et des initiatives ont été prises pour minimiser ces chiffres de la sécurité routière , mais depuis deux ans cette tendance à la baisse est au point mort et s'est même inversée dans certains pays de l'Union européenne.

Selon la Commission européenne et l'ETSC (Conseil européen pour la sécurité des transports), de meilleures normes de sécurité sont indispensables pour diminuer le nombre de morts et de blessés sur la route. Cette révision des mesures européennes pour la sécurité des véhicules, qui n'ont pas été actualisées depuis 2009, prévoit que 19 options de sécurité deviennent obligatoires dans nos voitures.

Parmi les 19 options envisagées, l'ETSC affectionne tout particulièrement :

  • le freinage automatique d'urgence qui fait ralentir et arrête automatiquement le véhicule, si celui qui le précède est trop proche. Certaines versions de cette option détectent également les piétons et les cyclistes.
  • les dispositifs intelligents d'adaptation de la vitesse , une option pouvant être activée à la demande qui indique au conducteur la vitesse maximale autorisée là où il se trouve pour qu’il la respecte mieux (grâce à des cartes numériques et à la reconnaissance des panneaux de limitation de vitesse).
  • le dispositif de rappel du port de la ceinture : déjà obligatoire pour le siège conducteur, la Commission européenne envisage d'élargir son utilisation à l'ensemble des sièges passagers puisque le non-port de la ceinture de sécurité reste encore une cause majeure de la mortalité sur les routes en Europe.

La Commission européenne mène également de plus amples recherches sur les technologies de sécurité pour évaluer leur efficacité au regard de leur coût en vue de « parvenir à une évaluation irréfutable de leur impact afin de rendre les véhicules européens plus sûrs ».